MyBank, notre partenaire SEPA

Bonjour Cyril, que fais-tu chez MyBank?

 

Je suis en charge du Business Development de MyBank à travers toute la zone SEPA donc toute l’Europe. Mon rôle est de promouvoir MyBank auprès de nos partenaires qu’ils soient bancaires, prestataires de services de paiement ou prestataires de services à destination de ces deux premières industries.

 

Quand as-tu rejoint la société et que faisais-tu avant ?

 

J’ai rejoint MyBank il y a 2 ans et demi. J’ai découvert l’industrie des paiements au travers des cartes de paiement lorsque que je travaillais pour Citibank en tant que responsable de l’acquisition grands comptes en France et au Benelux. J’ai continué mon parcours dans le monde bancaire en intégrant la Société Générale avant de rejoindre MyBank.

 

Peux-tu nous décrire concrètement ce que fait MyBank ?

 

MyBank est une solution d’autorisation en temps réel qui permet aux consommateurs d’être automatiquement redirigés vers leur banque en ligne (ndlr : depuis la page de paiement d’un site e-Commerce, par exemple) afin d’y valider, en toute sécurité, un ordre de virement ou un mandat pour des prélèvements futurs au profit d’un commerçant e-Commerce ou d’un facturier. MyBank permet de surpasser les freins et risques associés à la saisie du numéro de sa carte bancaire en ligne.

 

e-commerce

Selon toi, comment ont évolués les achats et paiements sur Internet ces dernières années ?

 

L’e-Commerce est réellement un vrai succès et ce, en parti, grâce à la carte de paiement. Néanmoins, il est vrai, qu’a l’heure actuelle, un peu moins de la moitié des consommateurs européens, qui utilisent Internet, achètent en ligne et je pense que nous avons atteint un plafond en termes d’achats en ligne réglés par carte. En effet, la carte n’est pas totalement adaptée à l’expérience de paiement en ligne pour plusieurs raisons dont le risque de fraude et les plafonds liés à la carte, qui sont définis par les émetteurs et par les commerçants pour se protéger des fraudes potentielles. Il existe donc un potentiel conséquent de croissance, notamment dans le secteur B2B. En effet, une étude récente a montré que seulement 20% des entreprises en France achètent et paient en ligne.

 

Quelle importance SEPA, e-SEPA & SEPAmail ont-ils eu dans ces changements et comment ?

 

Tout d’abord, il ne faut pas se voiler la face, SEPA a été un projet gargantuesque et complexe. Mais ce projet de créer un marché unique de paiement en Europe permet à tous les citoyens, les entreprises et les institutions de la zone européenne de connaitre une seule expérience de paiement où que soient le payeur et le payé. SEPA permet de dépasser les frontières et de développer les échanges commerciaux entre les différents pays européens.

 

Quels sont les impacts pour les consommateurs ?

 

Très clairement, c’est la disparition des frontières en termes de paiements. De plus, les frais liés aux virements deviennent les mêmes indépendamment des pays d’où proviennent les paiements et où ils sont reçus. Ensuite, les délais de réception de paiement par virement sont lissés à travers la zone SEPA et sont, dorénavant, J+1. Finalement, les règles de contestation, qui étaient différentes par pays, sont les mêmes et un virement est maintenant irrévocable, ce qui apporte de l’assurance et de la fiabilité au paiement et cela va bénéficier au commerce transfrontière.

 

Et les impacts pour les commerçants et les institutions financières ?

 

L’impact de cout et de simplification vont faciliter les échanges transfrontaliers. De plus, les avantages dont les consommateurs bénéficient sont identiques pour les commerçants.

Le but primordial de ces institutions financières est d’offrir à leurs clients des moyens de paiement simples, efficaces et sécurisés. Or, jusqu’à présent, la plupart du temps un grand e-commerçant européen était dans l’obligation de signer un contrat d’acquisition carte avec une banque dans chaque pays. Les banques peuvent maintenant offrir à ces entreprises un unique contrat couvrant toute la zone SEPA. Les institutions financières travaillent donc à la création de services à forte valeur ajoutée autour de ce système simplifié et fiable.

 

Quels changements majeurs anticipes-tu pour les achats et paiements sur Internet dans le futur proche ?

 

Les autorités sont très actives au niveau de la réglementation autour des paiements en Europe. D’ailleurs, la seconde directive des paiements va apporter une avancée majeure, celle de permettre aux tiers d’avoir accès, au nom de leurs clients, aux comptes bancaires. Des services, liés à cette fonctionnalité, existent déjà dans certains pays, notamment anglo-saxons, et ce sont des services à valeur ajoutée pour les consommateurs. Je pense, par exemple, aux agrégateurs de comptes qui permettent, depuis une seule interface, de pouvoir consulter l’ensemble de ses comptes et d’effectuer des opérations bancaires depuis cette interface unique. La deuxième grande étape, en terme de régulation, est la publication, par l’EBA (ndlr : Euro Banking Authority), de recommandations liées à la sécurité des paiements sur internet dont, par exemple, la nécessité de l’authentification forte, à partir du 1er Janvier 2015, du payeur pour tout paiement en ligne. Concrètement, cela veut dire qu’à partir du 1er Aout 2015, tout paiement par carte effectué en ligne en Europe devrait être couvert par le 3D Secure. L’expérience de l’achat en ligne va donc drastiquement changer et le taux de conversion sera également impacté. Le bénéfice de cette disruption sera l’émergence de nouveaux acteurs innovants et réactifs qui créeront des services à valeur ajoutée au profit des clients. Il est, donc, étonnant de constater que les acteurs de cette industrie ne réagissent pas plus à ces recommandations de l’EBA qui remet, très clairement, en cause l’un des succès de l’e-Commerce, le paiement en un clic, pour privilégier la sécurité et la confiance.

 

 

Peux-tu nous en dire plus sur le partenariat entre MyBank et Worldline ?

 

MyBank étant une initiative de l’ABE Clearing, qui, traditionnellement, offre des infrastructures de paiement au monde bancaire d’une manière collaborative, nous travaillons également de manière collaborative et faisons participer, à notre solution, des banques ainsi que des prestataires de service de paiement afin que ces entités puissent, elles-mêmes, proposer cette solution à leurs clients. Le rôle revient à ces partenaires de mettre en place les infrastructures techniques et commerciales nécessaires au déploiement de ces services auprès des consommateurs finaux. Worldline participe donc à la construction de cette infrastructure technique et permet, aux banques entres autres, d’avoir accès à une infrastructure clé en main.

 

Tu étais à la conférence UniverSwiftNet, qu’en as-tu retenu ?

 

Il y a encore un an ou deux, les gens parlaient beaucoup de SEPA. Maintenant, ils se tournent vers la deuxième étape, qui est comment tirer profit des avantages liés à ce projet, et vers les services à valeur ajoutée associés.

 

Qu’est ce qui t’a le plus marqué pendant cette journée de conférences ?

 

L’intérêt pour le mandat électronique qui est une véritable opportunité pour les entreprises aussi bien en termes de couts que de facilité de gestion. Le prélèvement est très usité en France et reste, à l’heure actuelle, sur un système pré-SEPA et le restera jusqu’en Février 2016. Le TIP (ndlr : Titre Interbancaire de Paiement) devra donc cesser à ce moment-là et les gens sont à la recherche de solutions efficaces et conformes aux réglementations pour les mandats et leur gestion.

 

Des anecdotes à partager avec nous sur cette conférence ?

 

Nous nous attendions à, principalement, y rencontrer des acteurs de l’e-Commerce. Or, des industriels, tels que des cimentiers et des fabricants de voitures, sont venus nous voir. Nous nous sommes rendu compte que ces industries se retrouvaient face à de réelles problématiques de digitalisation et de processus de paiement, problématiques que MyBank peut résoudre.

 

Merci d’avoir pris le temps de discuter avec nous aujourd’hui. Une dernière question avant de nous quitter : nous vivons dans un monde digital hyper-connecté et tu te retrouves coincé sur une ile déserte, quel produit électronique de grande consommation as-tu obligatoirement avec toi ?

 

Ma liseuse électronique qui associe le confort de lecture, la possibilité d’avoir avec soi des milliers d’ouvrages digitaux, une faible consommation électrique et qui peut donc être utilisée pendant des mois sans être rechargée. C’est donc, à mon avis, le produit électronique parfait.

 

 

Sylvie Calsacy

Cyril Dougier, MyBank

 

 

Catégories: Général, Perspectives

 

 

 

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