Hyve - L’innovation disruptive chez Worldline

 

 

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Entretien avec Frédéric Oblé

 

 

Frédéric Oblé est directeur de département R&D. Il nous a rejoint en Octobre 2000 après une première expérience dans la Recherche suite à son doctorat.

 

 

Quelle est la différence entre l’innovation et l’innovation de rupture ?

 

L’innovation, au sens large, génère des changements avec une intensité plus ou moins forte. C’est ce niveau d’intensité qui différencie les deux types d’innovation suivants :

 

  • L’innovation incrémentale : Ce type d’innovation ne modifie pas profondément les modèles existants au moment de son apparition et, comme son nom l’indique, apporte une amélioration considérée graduelle.
  • L’innovation de rupture : Ce type d’innovation est également connu sous le nom d’innovation disruptive. Comme son nom l’indique, ce genre d’innovation a tendance à bouleverser l’ordre des choses et à remettre en question les modèles établis, qu’ils soient opérationnels ou économiques, par exemple.

 

Nos innovations sont régulièrement primées, comment arrivons-nous à nous démarquer, concrètement, d’autres sociétés innovatrices ?

 

Effectivement, nos activités R&D sont régulièrement primées. Beaucoup de ces innovations peuvent apparaître comme incrémentales, toutefois nous y incluons toujours une certaine forme de disruption. Prenons comme exemple nos innovations sur la monnaie digitale. Du point de vue de la Silicon Valley*, celles-ci peuvent être considérées comme incrémentales de par leur timing sur le marché. Toutefois, notre force de disruption, ce qui nous distingue et ce qui nous fait gagner des prix, c’est de pouvoir délivrer à nos clients des solutions clés en main qui fonctionnent immédiatement et peuvent être mises en production très rapidement. De plus, nos innovations arrivent au bon moment, ni trop tôt ni trop tard, et sont donc alignées avec les attentes des marchés, de nos clients et des consommateurs. Nos innovations, étant élaborées sous des conditions opérationnelles industrielles avec un engagement de résultat, et notre pérennité, émanant de la taille significative de notre groupe, sont des éléments clés face à ce que peuvent proposer les startups. C’est ces forces qui nous différencient vraiment sur le marché.

 

Dans la continuité de notre discussion sur l’innovation, peux-tu nous en dire plus sur les objets connectés et, plus particulièrement, sur les services robotiques ?

 

A mon avis, aujourd’hui la robotique est arrivée à un certain niveau de maturité qui nous permet d’y voir une innovation de rupture. Cependant, il s’agit plutôt d’une suite logique et évidente aux smartphones, qu’on pourrait qualifier d’incrémentale. En effet, les téléphones d’aujourd’hui préfigurent déjà les robots de demain que ce soit aux yeux de la communauté scientifique ou des consommateurs finaux. Leur puissance de calcul est telle qu’ils introduisent de nouvelles ruptures dans l’expérience utilisateurs. Ainsi, la transition d’une utilisation des smartphones dans laquelle nous les interrogeons vers celle dans laquelle ils nous conseillent, via une sorte d’intelligence artificielle embarquée, est de plus en plus tangible.

 

La nouvelle robotique de service, en cours de développement, et qui n’est pas la même que celle qui a servi à automatiser les chaines de production industrielles, est dotée d’une intelligence lui permettant d’interagir avec les humains. Ce changement inéluctable est étroitement lié aux développements faits autour du smartphone ces dernières années. En effet, nous nous sommes habitués à les manipuler constamment afin d’obtenir des informations et, maintenant, nous attendons que nos smartphones nous informent, de manière proactive, au bon moment. Or, ce comportement humain naturel vis-à-vis de ces terminaux dernière génération est le même pour les robots de service.

 

Quelles innovations/technologies de rupture apportons-nous dans ce domaine ?

 

Tout d’abord, il faut savoir que nous avons commencé nos recherches sur la robotique il y a de ça quelques années déjà. En effet, à cette époque, nous prédisions déjà l’arrivée inévitable de ces services proactifs via des interfaces qui seraient inversées par rapport aux paradigmes standards. A l’heure actuelle, ces interfaces sont encore de type IHM** où nous allons vers les machines afin d’obtenir des informations. L’inversion de ce paradigme, qui arrive avec la robotique et les objets robotisés, signifie que ce sera alors l’interface qui viendra à nous. Cette révolution nécessite des nouvelles technicités, des nouvelles expériences utilisateurs et des nouveaux services sur lesquels nous travaillons. D’ailleurs, nous commençons déjà à proposer des premières ruptures au travers de nos services de robotique et, notamment, ceux liés aux assistants personnels robotisés.

 

C’est dans le cadre du développement de ces services que nous avons créé Hyve. En effet, nous avions besoin d’acquérir nous-mêmes la compréhension de ce que représentait la création d’un bout à l’autre de services qui pourraient être réalisés au travers d’un robot. N’étant pas nous-mêmes fabricants de robots, au départ, nous sommes allés à la rencontre de fournisseurs, tels qu’Awabot***, afin d’apprendre et de bénéficier de leur expertise dans cette industrie. D’ailleurs, ils nous ont aidés dans la construction de premiers robots. Toutefois, n’étant pas fondamentalement dans le même secteur d’activités que nous, ces premières ébauches n’étaient pas adaptées aux complexités inhérentes de nos services. C’est donc pour cela qui nous avons conçu Hyve nous-mêmes. Nous avons identifié des cas d’utilisation possibles dont le premier fut une nouvelle expérience digitale et robotisée de « personal assistant » pour recruteur en salon, pour laquelle nous avons travaillé en collaboration avec notre département des Ressources Humaines.

 

Outre ses fonctions de majordome/assistant personnel, dans quelles situations Hyve pourrait-il intervenir ?

 

Hyve peut être utilisé dans toute situation impliquant une interaction avec des plateformes digitales qui, elles-mêmes, interagissent avec l’ensemble de notre univers connecté. Aujourd’hui, ce-dernier reste, à mon avis, encore trop froid et juste opérationnel. Or, ce type d’interface renforce la chaleur de nos échanges avec ces objets connectés.

 

Comment envisages-tu l’évolution de Hyve et de ses fonctions dans le futur ?

 

A l’heure actuelle, Hyve est le démonstrateur de notre capacité et de notre compréhension liée aux services robotiques. De ce fait, ses fonctions sont amenées à évoluer avec les besoins de nos clients et des expériences qu’ils souhaitent apporter à leurs clients.

 

Au niveau de la R&D, nous continuons à expérimenter sur cette plateforme en y ajoutant encore plus de fonctionnel, d’intelligence et d’interactions naturelles.

 

Merci d’avoir pris le temps de discuter avec nous aujourd’hui. Une dernière question avant de nous quitter : si Hyve était amené à avoir une intelligence artificielle avancée, quel caractère penses-tu qu’il aurait ?

 

Idéalement, à mon avis, Hyve adapterait sa personnalité par rapport à son utilisateur.

 

 

Découvrez Hyve, notre concept d'assistant personnel

 

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* Pôle des industries de pointe situé dans la partie sud de la région de la baie de San Francisco en Californie

** Interface Homme Machine

*** Fabricant de robot et partenaire Worldline

 

 

Catégories: Général, Perspectives, Solutions

 

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